Was ist Autonomie?

Etymologisch kommt das Wort ‘Autonomie’ vom lateinischen auto, selbst, und nomen, Name. Autonom ist also der, der selbst einen Namen hat. Nun muss man weiter sehen, dass in der Antike der Spruch nomen est omen galt: also der Name ist das Schicksal oder im Namen ist das Schicksal enthalten.

Jeder, der die Grundbegriffe der Numerologie versteht, weiß, dass dies fundamental richtig ist. Und jeder Initiierte weiß überdies, dass wir die Namen vom Jenseits mitgebracht haben für die gegenwärtige Inkarnation, wohl wissend, was unser Lebensziel ist. Sehen wir dies nun zusammen mit der vorweg getroffenen Erkenntnis bezüglich des Begriffs der Autonomie, so gelangen wir zu der Schlussfolgerung, dass autonom der ist, der selbst ein Schicksal hat. Was soll das heißen?

Nun, derjenige, der selbst ein Schicksal hat, der hat es für sich selbst, für sich ganz allein. Er teilt es nicht mit einem anderen oder, anders gesagt, er teilt nicht das Schicksal einer anderen mit ihm fusionell verbundenen Person. Die etymologische Untersuchung des Begriffs der Autonomie zeigt also, dass er in der Tat Freiheit von Fusion als wesentliches Charakteristikum voraussetzt. Continue reading

Autonomie et liberté intérieure

L’autonomie requiert la liberté intérieure.

La liberté intérieure, à son plus haut niveau, est la réalisation du soi, l’état de fusion avec l’unique soi. L’absence de liberté intérieure, en revanche, à son plus haut degré, est la soumission inconditionnelle à un système politique ou spirituel qui s’arroge le droit de contrôle absolu des individus qu’il domine. Un tel système peut apparaitre dans la forme d’une religion d’état, secte, système politique fasciste ou encore dans la personne d’un gourou fanatique. Il peut aussi venir de notre propre subconscient, en forme d’un archétype dominateur qui se superpose au psychisme.

En tout cas il est vrai que rien dans la vie ne nous tombe dessus. Cela veut dire que la liberté extérieure ne peut s’acquérir sans la liberté intérieure. La liberté intérieure prend son début dans la découverte de notre désir profond, de ce que nous désirons véritablement faire de notre vie, de ce que, au fond de notre cœur, nous considérons comme notre vocation.

Cette prise de conscience est à son tour le début de la vraie connaissance de soi; elle est la première porte qui s’ouvre sur un vaste terrain à découvrir, et c’est en même temps la porte principale qui nous fait sortir du labyrinthe éternel de l’ignorance humaine et de l’aliénation de soi. Tant que nous ne savons pas qui nous sommes, nous nous laissons imprégner par l’êtreté des autres. Une telle aliénation mène, surtout au niveau spirituel, à la dépossession plus ou moins totale de notre propre potentiel de lumière, de richesse intérieure et d’abondance. Continue reading

La dimension spirituelle

Le problème de la fusion a une dimension spirituelle.

La fonction de toute thérapie est de libérer le sujet de la fusion avec sa matrice dans laquelle il restait piégé. Cette vérité n’a pas été découverte par la psychanalyse; c’est une vérité spirituelle. En fait, dans toutes les cultures tribales les rites initiatiques ont exactement pour tâche d’aider le jeune à se libérer du lien ombilical symbolique qui le relie à la matrice, pour le conduire vers la vie et à sa vocation individuelle dans la culture.

La fusion secondaire est aliénante dans la mesure qu’elle accouple un individu à un autre, ce qui a pour résultat que la liberté de développement de l’individu est gravement entravée. Considérer que ce problème s’explique exclusivement par la science psychanalytique veut dire négliger sa dimension spirituelle.

Cette dimension spirituelle doit dès lors être reconnue soit au sein de la psychanalyse, soit en dehors. La psychanalyse telle qu’elle a été développée par Sigmund Freud, excluait dès le début cette dimension, pour mettre le regard exclusivement sur le développement sexuel de l’enfant comme chemin libérateur de la matrice, lancé par la première identification dite homosexuelle avec le parent du même sexe, pour passer par la deuxième identification, hétérosexuelle, avec le parent du sexe opposé, durant la phase génitale. Continue reading

La fusion collective

La fusion collective, c’est un problème social. 

Toute l’histoire humaine, observée sous sa dynamique évolutive, se caractérise par le souci de créer, pour l’individu, une liberté autonome au sein du collectif, liberté considérée soit comme lui appartenant de droit naturel, soit comme un don que lui attribue le collectif.

De cette recherche de liberté extérieure proviennent les différentes formes de démocratie que nous connaissons. (Le terme démocratie vient du grec ancien: demos, grec.: le peuple; kratein, grec.: régner, donc ‘règne du peuple’). Quand tout le monde est seigneur, on peut se demander qui sera serviteur?

La question est de nos jours prise comme une provocation, mais l’étymologie du mot démocratie ne permet pas de comprendre si le règne du peuple englobe aussi la liberté du peuple. L’un semble aller avec l’autre, mais ce n’est pas aussi évident que cela. L’histoire des révolutions politiques et sociales a montré que le règne du peuple se transforme malheureusement presque toujours en tyrannie du peuple, ce qui aboutit à moins de liberté individuelle. Continue reading

Amour ou fusion?

Amour ou fusion? C’est un choix. 

Même si je ne vais pas jusqu’à affirmer une mutuelle exclusivité entre amour et fusion, je postule néanmoins que l’amour a un effet antifusionnel et que dans toute vraie relation d’amour chaque partenaire évolue dans la connaissance de soi et dans l’autonomie, ainsi transformant ses désirs fusionnels latents, que l’on peut appeler des désirs morts, en désirs vivants.

La fusion se caractérise par l’absence d’auto-détermination, à défaut de connaissance de soi. Un enfant pour lequel sa mère n’est pas miroir pour son propre moi, ne sait qui il est. Il n’a pas conscience de son Je Suis. Sa capacité d’aimer sera restreinte à un narcissisme inconscient qui, comme dans le mythe ancien de Narcisse, le renferme dans la coquille de son moi replié sur lui-même. Seul celui qui se connait, peut connaitre autrui; seul celui qui s’aime, peut aimer autrui.

Mais pour se connaitre, pour s’aimer, pour se construire, il faut que l’enfant ait la possibilité de se refléter dans ses parents. Si cela lui est défendu parce que les parents projettent sur l’enfant leurs ancêtres ou qu’ils sont tellement enfoncés dans leurs problèmes qu’ils sont incapables de s’ouvrir à l’enfant, ce dernier est obligé, pour pouvoir se construire psychiquement, de remplir le vide, l’absence de son propre moi, par la présence psychique plus ou moins totale des parents ou de l’un des parents. Voilà ce qu’en thérapie, on appelle une fixation narcissique, bien que, dans la plupart de la littérature psychiatrique, on ne trouve guère mention de l’étiologie fusionnelle du problème. Continue reading

La confusion affective

Je ne parle pas ici de la fusion primaire du nouveau-né avec sa mère, car c’est justement le fait que la fusion primaire ne pouvait pas se vivre qu’il y aura une sorte de fusion secondaire plus tard qu’on appelle, en psychologie, co-dépendance.

Bien évidemment, ce problème de co-dépendance, souvent discuté de ces jours, n’est pas aussi simpliste qu’on pourrait en avoir l’impression. En plus, dans la plupart des cas, ce que les média mentionnent, est la co-dépendance entre partenaires, non pas, ce qui est beaucoup plus grave, la co-dépendance entre parents et enfants.

J’ai recherché ce sujet depuis plus de vingt ans. Quand j’ai commencé mes recherches, le problème n’était guère connu en psychologie. Aujourd’hui, il n’y a pas de controverse, en psychologie d’enfant, quant à la fonction et à la nécessité de la fusion primaire. Il est également prouvé que tout ce qui n’a pas pu se vivre dans l’enfance, sera réactivé lors de l’adolescence, ou bien même à l’âge adulte. En revanche, le rôle d’une fusion que j’appelle secondaire, qui s’installe plus tard quand la fusion primaire était insuffisante, n’est encore guère élucidé par la psychologie. Continue reading

Fusion et autonomie

Accepter la vie veut dire s’accepter.

Cela signifie que l’on se refuse à simplement adopter la façon de faire des autres ou un comportement standard. Car il est vrai que plus vous vous identifiez à des traits de personnalité collectivement approuvés, plus vous allez vous éloigner de votre propre êtreté.

L’unique soi forme le corps. Il forme également la persona qui est l’être social, le masque social ou l’enveloppe charnellement incarné que nous appelons le moi.

Affirmer la vie veut dire avant tout affirmer votre différence. Il est votre différence qui vous singularise et, par là vous individualise et vous libère de la fusion avec l’esprit de masse, omniprésent dans les média.

Beaucoup d’entre nous vivent en étroite fusion avec d’autres, cherchant confort et sécurité dans la petite famille, le groupe, ou encore dans des organisations politiques, sociales ou religieuses. La libération de la peur, de toute peur, et par là, de la violence qui est souvent la révolte inconsciente contre un parent sur-protecteur, manipulateur et fusionnel, une telle libération n’est possible qu’à la condition que la fusion et la confusion (sic!) prennent fin et que nous nous retrouvons tel que nous sommes, à savoir seuls. Continue reading