La dimension spirituelle

Le problème de la fusion a une dimension spirituelle.

La fonction de toute thérapie est de libérer le sujet de la fusion avec sa matrice dans laquelle il restait piégé. Cette vérité n’a pas été découverte par la psychanalyse; c’est une vérité spirituelle. En fait, dans toutes les cultures tribales les rites initiatiques ont exactement pour tâche d’aider le jeune à se libérer du lien ombilical symbolique qui le relie à la matrice, pour le conduire vers la vie et à sa vocation individuelle dans la culture.

La fusion secondaire est aliénante dans la mesure qu’elle accouple un individu à un autre, ce qui a pour résultat que la liberté de développement de l’individu est gravement entravée. Considérer que ce problème s’explique exclusivement par la science psychanalytique veut dire négliger sa dimension spirituelle.

Cette dimension spirituelle doit dès lors être reconnue soit au sein de la psychanalyse, soit en dehors. La psychanalyse telle qu’elle a été développée par Sigmund Freud, excluait dès le début cette dimension, pour mettre le regard exclusivement sur le développement sexuel de l’enfant comme chemin libérateur de la matrice, lancé par la première identification dite homosexuelle avec le parent du même sexe, pour passer par la deuxième identification, hétérosexuelle, avec le parent du sexe opposé, durant la phase génitale. Continue reading